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Combien de séances d’épilation laser faut-il ?

C’est probablement la question que l’on nous pose le plus souvent : combien de séances faudra-t-il pour éliminer durablement mes poils ?

Il n’existe malheureusement pas un chiffre valable pour tout le monde. Le nombre de séances dépend de plusieurs facteurs : la zone traitée, la couleur et l’épaisseur du poil, le phototype de la peau, l’âge, le sexe et le contexte hormonal.

Après 28 ans de pratique de l’épilation laser, l’expérience d’Absolu Santé Laser nous a également appris qu’un élément est essentiel : la technique de traitement et l’analyse de la pilosité au fur et à mesure des séances peuvent considérablement influencer le résultat.

Pourquoi faut-il plusieurs séances ?

Le laser cible principalement la mélanine contenue dans le poil. L’énergie lumineuse est absorbée par cette mélanine puis transformée en chaleur afin d’endommager les structures responsables de la repousse du poil.

Mais tous les follicules pileux ne se trouvent pas simultanément au même stade de leur cycle.

C’est principalement pendant la phase anagène, c’est-à-dire la phase de croissance active, que le poil constitue une cible particulièrement intéressante pour le laser.

Une seule séance ne peut donc pas traiter efficacement l’ensemble des follicules d’une zone. Il faut attendre que de nouveaux contingents de poils entrent dans une phase favorable avant de réaliser les séances suivantes.

C’est également la raison pour laquelle respecter l’intervalle approprié entre deux séances est aussi important que le traitement lui-même.

Plus le poil est foncé et épais, plus le traitement est généralement rapide

Un poil brun ou noir et épais constitue généralement une excellente cible : sa richesse en mélanine permet une absorption importante de l’énergie du laser.

À l’inverse, plus un poil devient fin ou clair, moins il absorbe efficacement l’énergie. Le nombre de séances peut alors augmenter et le résultat devenir moins prévisible.

Les poils blancs, qui ne contiennent plus suffisamment de mélanine, ne constituent pas une cible efficace pour les lasers d’épilation classiques.

Combien de séances pour les jambes ?

Les jambes font partie des zones répondant généralement très bien à l’épilation laser.

Chez une personne brune présentant des poils foncés et relativement épais, environ 5 à 6 séances peuvent parfois permettre d’obtenir une réduction très importante de la pilosité.

Avec des poils châtains ou plus fins, il faudra plus volontiers prévoir 6 à 8 séances, parfois davantage.

Ces chiffres sont évidemment indicatifs. Deux personnes présentant apparemment la même pilosité peuvent évoluer différemment.

Les bras et les avant-bras nécessitent souvent davantage de séances

Sur les bras et les avant-bras, les poils sont fréquemment plus fins que sur les jambes. Le nombre de séances est donc généralement plus important.

Chez une personne brune présentant une pilosité suffisamment pigmentée, environ 8 séances peuvent par exemple être nécessaires.

Mais il existe également, au sein d’une même zone, des différences importantes.

Pourquoi les coudes et les genoux sont-ils souvent plus résistants ?

Les coudes et les genoux constituent un bon exemple de l’importance de la technique.

Ces régions présentent une peau plus épaisse et surtout une géométrie particulière liée aux plis articulaires. En pratique, elles peuvent se montrer sensiblement plus résistantes que les régions voisines.

Au cours de notre expérience, nous avons constaté qu’une mise en tension importante de la peau, obtenue notamment par la flexion appropriée du genou ou du coude, permet d’aplanir et d’amincir la zone exposée au laser.

Cette technique rapproche également les structures folliculaires de la surface à traiter et améliore les conditions dans lesquelles l’énergie lumineuse atteint sa cible.

Dans notre pratique, cette façon de traiter les zones articulaires peut réduire sensiblement le nombre de séances nécessaires.

C’est un exemple simple d’un principe fondamental : en épilation laser, la machine ne fait pas tout ; la manière de l’utiliser compte également.

Les zones hormonodépendantes : une indication à examiner avec prudence

Toutes les régions du corps ne se comportent pas de la même manière.

Certaines zones sont particulièrement sensibles aux influences hormonales. Chez la femme, c’est notamment le cas de certaines régions du visage et du cou, des épaules, du haut du dos ou encore de la partie supérieure et externe des cuisses.

Sur ces territoires, la pilosité peut évoluer au cours de la vie et le nombre de séances nécessaires est souvent supérieur à celui observé sur des zones plus favorables, comme les jambes.

Surtout, lorsqu’une zone comporte principalement du duvet ou des poils fins, l’indication du laser doit être posée avec beaucoup de prudence.

Il existe en effet un phénomène appelé hypertrichose paradoxale : au lieu de disparaître, certains poils fins situés dans ou autour d’une zone exposée au laser peuvent devenir plus épais et plus visibles.

C’est pourquoi il faut parfois savoir ne pas traiter.

Le « poil sentinelle » : un piège qu’il faut savoir reconnaître

Nos 28 années d’expérience nous ont conduits à individualiser une situation particulière que nous avons appelée le « poil sentinelle ».

Il s’agit d’un poil intermédiaire, brun et relativement robuste, isolé au milieu d’un duvet beaucoup plus fin.

Parce qu’il est plus foncé que les poils qui l’entourent, il attire immédiatement l’œil et semble constituer une cible idéale pour le laser.

C’est précisément le piège.

En voulant détruire ce seul poil, le faisceau expose également les nombreux follicules du duvet environnant. Dans certaines circonstances, ceux-ci peuvent être insuffisamment chauffés pour être détruits mais suffisamment stimulés pour évoluer vers des poils plus visibles.

Le poil sentinelle fonctionne donc un peu comme un cheval de Troie : il incite à traiter une zone qu’il aurait justement fallu épargner.

Pour nous, sa présence constitue donc un signal d’alerte.

Dans cette situation, nous préférons généralement ne pas utiliser le laser et traiter individuellement le ou les poils concernés par électrolyse, sans exposer inutilement le duvet environnant.

L’expérience permet aussi de savoir quand arrêter

Une épilation laser ne devrait donc pas être envisagée comme une succession automatique de séances identiques.

Au fur et à mesure du traitement, la pilosité se modifie. Les poils les plus épais et les plus pigmentés disparaissent généralement en premier. Les poils qui persistent doivent alors être réévalués.

Continuer à traiter systématiquement une zone dont il ne subsiste que quelques poils fins n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.

Il peut arriver un moment où poursuivre le laser apporte peu de bénéfice, voire expose inutilement une pilosité devenue trop fine. Quelques poils résiduels peuvent alors relever davantage de l’électrolyse que d’une nouvelle séance laser.

Alors, 5, 6, 8 séances… ou davantage ?

Ces chiffres constituent des ordres de grandeur et non une promesse de résultat.

Une personne présentant des poils très foncés et épais sur les jambes pourra obtenir rapidement une réduction très importante de sa pilosité, tandis qu’une autre présentant des poils plus fins ou une localisation hormonodépendante nécessitera davantage de séances.

C’est pourquoi, à Absolu Santé Laser, nous considérons que la question essentielle n’est pas seulement :

« Combien de séances faut-il ? »

mais plutôt :

« Combien de séances sont réellement utiles pour cette personne, sur cette zone et avec ce type de poil ? »

Après 28 ans d’expérience, notre approche repose sur l’observation de la peau et du poil à chaque séance et sur l’adaptation progressive du traitement.

Car une épilation laser bien conduite ne consiste pas seulement à savoir comment utiliser un laser.

Elle consiste aussi à savoir où traiter, comment traiter, quand traiter… et parfois quand ne pas traiter.

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